Je veux le voir. Et puis non. J'ai envie. J'en ai marre. Lui aussi. Je m'excuse. Lui aussi...
Je pense à lui. Je lui dis. Et puis non. Il pense à moi aussi. Tout le temps, dit-il. Puis, de moins en moins je crois. Enfin, de plus en plus mal plutôt. Parce que ça pique. Parce que c'est trop pour lui . Parce que ça fait comme un creux au fond du coeur. Une douleur vive et tranchante dans la poitrine. Un abîme de larmes. Je connais ça aussi. J'ai du mal à en parler, du mal à y penser, du mal à l'écrire. Alors je fais comme si de rien n'était. Il en a marre. Je le comprends... C'est sûrement mieux ailleurs. Plus simple. Moins douloureux. Mais il est là... Pourquoi ? Je le comprends plus... Je l'énerve. Je m'excuse. Mais ça ne passe plus. Les larmes. Les miennes... La peur de le perdre. L'envie de le retenir aussi mais l'impuissance.
La peur. Peur de se tromper, de lui faire du mal une fois de plus... Peur de la souffrance tout simplement. Parce que je ne sais pas ce que je veux. Parce que j'ai été trop déçue, trop naïve peut être... Parce que j'ai peur de ce que je ressens...
Et pourtant. Les sourires retrouvés, c'est lui. Les larmes évaporées, c'est lui. L'envie de vivre rattrapée, c'est lui... Cette merveilleuse complicité. Inexplicable. Cette relation si spéciale. Inimitable. Ses yeux, sa voix, ses lèvres, son regard, son rire. Inoubliables. Tout ce qu'il me donne. Indispensable...
Et puis, ce passé commun. Inexorable. L'amour, les disputes, les bêtises, les mensonges, les ruptures. Mais toujours ce lien. Incassable.
Peronne ne comprend. Même pas nous peut-être. Mais peu importe. Pas de questions. Pas de problèmes.
Juste nous et la vie.
Si c'était si simple... Et pourquoi pas après tout ?